L’OECUMENISME PROFITE A L’EGLISE UNE, SAINTE, CATHOLIQUE ET APOSTOLIQUE

                                                                 Chan. Symphorien O. LOPOKE

Chers ami(e)s,
En date du 20 février de l’an en cours, notre soeur Pascale avait posté un article portant un titre très interpellant : À qui profite l’œcuménisme ? Le Modérateur du Forum des intellectuels Catholiques m’avait demandé quelques lumières pour éclairer la foi des internautes membres du Forum. C’est ce que je fais. Je donne aussi une réponse autorisée à Pascale qui a voulu en savoir quelque chose sur le saint Concile Vatican II.
 
                                             L’Auteur de cet article, Monsieur l’Abbé Patrick Troadec, est un des disciples de feu Mgr Lefebvre et Directeur du séminaire saint curé d’Ars de la fondation FSSPX. Il accuse le Souverain Pontife Jean Paul II d’hypothéquer la Primauté Pontificale définie au premier Concile de Vatican parce que, pour sauver l’unité de l’Eglise, il demande aux canonistes et Théologiens de voir comment débarrasser le successeur de Pierre de certaines prérogatives dont il jouit. Collégialité épiscopale et œcuménisme sont vus comme étant une pure fondation de Vatican II et des Papes post-conciliaires, comme un enseignement contraire à la doctrine catholique séculaire. Parlant particulièrement des communautés orthodoxes, l’Auteur allègue que ce qui les oppose à l’Eglise Ca! tholique c’est leur refus d’adhérer au principe de la primauté pontificale selon Vatican I et leur insoumission au Successeur de Pierre. Elles sont donc hérétiques et schismatiques. Il faut alors les précipiter au feu de la géhenne. Tout dialogue œcuménique se fait ainsi au détriment de la foi catholique et en faveur des communautés acatholiques. C’est donc pour défendre la papoté que l’auteur rejette la Collégialité épiscopale et l’œcuménisme qu’il considère, à la suite de Mgr le Febvre, comme des erreurs monstrueuses de l’Eglise post-conciliaire.
Or, la Primauté Pontificale est une chose. La manière dont cette Primauté a été exercée dans l’histoire en est une autre. En tant que Vicaire, le Successeur de Pierre n’a pas le droit de modifier la volonté du Seigneur qui l’a établi prince des Apôtres et Pasteur universel. Il lui revient cependant de voir ce qui, dans l’exercice historique de cette Primauté, n’est plus adapté aux circonstances de l’Eglise de notre temps. Primauté et Collégialité ont été voulues par le Seigneur et pratiquées par l’Eglise primitive.
 
A. BREF APERÇU HISTORIQUE DE L’EXERCICE   DU POUVOIR DANS L’EGLISE
 
1. L’EGLISE PRIMITIVE
 
Le Christ Seigneur a voulu établir et a établi Pierre premier des Apôtres. Il lui a donné à lui seul le pouvoir de lier et de délier (Matthieu 16, 19) ; puis il a confié le même pouvoir à l’ensemble du corps apostolique (Matthieu 18, 18). Après la résurrection, il le confirme pasteur de tout son troupeau (Jean 21, 15-17). C’est auprès de Pierre que l’on va chercher la doctrine sûre et c’est lui qui prendra la parole au nom de tous après la pentecôte, événement fondateur de l’Eglise. Toutefois, chaque communauté apostolique est autonome et indépendante quant à son organisation. Il n’existe pas un modèle caractérisé de Gouvernement dans l’Eglise primitive. Les communautés chrétiennes primitives évoluaient dans des structures de gouvernement qui ne portaient que sur l’essentiel. Certaines ét! aient gouvernées par un groupe collégial tandis que d’autres comptaient à leur tête un épiscope (Phil.7, 2).
 
                               Au IIIème siècle, on retrouve presque dans toutes les Eglises un Evêque qui préside la liturgie et prêche, le Conseil des anciens dont la tâche est de gouverner avec l’Evêque, les diacres qui s’occupent des choses pratiques, surtout de la logistique. Maintes fois la Communauté est exhortée à ne rien faire sans l’Evêque (Trad. Apost.2, 2), à être soumise aux presbytres (Trad. Apost.8, 2). Sans ces instances on ne peut parler d’Eglise (Cyprien, Ep.14, 4). Comme on peut s’en rendre compte dans la prière d’ordination presbytérale, l’Evêque gouverne réellement et effectivement avec les prêtres. Dans ladite prière, l’Evêque demande que le nouvel ordonné prenne part au presbytérat et gouverne son peuple. Cyprien, au moins dans ses écrits, est resté le monument pour quiconque voudrait recourir à ce sy! stème collégial de gouvernement. « J’ai décidé, écrivait-il au début de son épiscopat, de ne rien faire suivant mon opinion personnelle, sans votre avis et le consentement du peuple. » (Irénée, Contra haereticus, III, III.2).
 
L’évêque et son presbyterium détenaient une réelle autorité. Ils étaient néanmoins responsables devant l’Eglise locale qui vivait de manière largement autonome et quasi indépendante. La communauté locale était compétente pour connaître de tous les litiges ou créances que les fidèles voulaient déférer devant l’Eglise. L’évêque se rendait au Synode à titre de représentant de son Eglise et aucune décision de l’Assemblée synodale ne pouvait obliger une Eglise sans être ratifiée par cette dernière. Rome, comme toutes les autres Eglises, jouissait de la même autonomie.
 
Toutefois, en matière de controverses doctrinales, beaucoup d’Eglises recourraient à Rome considérée comme dépôt de la vérité apostolique. Cela n’affectait aucunement l’autonomie, l’indépendance et le caractère collégial du gouvernement qu’il faut noter à l’actif des Eglises primitives.
 
2. L’EPOQUE POST-CONSTANTINIENNE
 
La conversion de l’Empereur Constantin amenait de profonds changements dans l’Eglise. L’Eglise quitte la clandestinité et l’organisation quasi domestique pour devenir la religion d’État. Constantin se considérait comme ‘Evêque’ pour les affaires extérieures de l’Eglise. Au regard de la situation historique précédente, à savoir la persécution, les Eglises d’Orient et d’Occident ne pouvaient attribuer cette bienveillance impériale qu’à la divine providence.
 
Constantin accorda tellement de largesses à l’Eglise qu’elle fit recours à lui pour l’exécution des décisions même purement religieuses. Des hommes d’Eglise en appelèrent à lui dans la querelle donatiste et il finit par convoquer le Concile d’Arles en 314. Naissaient ainsi les rapports entre l’Eglise et l’Etat. Il reviendra à l’Empereur de convoquer les Conciles œcuméniques, particulièrement les sept reconnus à la fois par l’Orient et l’Occident : NICEE (325), CONSTANTINOPLE I (381), EPHESE (431), CHALCEDOINE (451), CONSTANTINOPLE II (553), CONSTANTINOPLE III (680), NICEE II (781).
Plus tard, l’Eglise ressentit le besoin de créer des structures qui puissent répondre à ses nouvelles relations avec l’Etat. La province et les patriarcats amputèrent vite l’indépendance et l’autonomie diocésaines de l’époque primitive. L’Evêque ne représente plus sa communauté locale mais plutôt une autorité supra locale du Synode. Il ne décide plus avec des prêtres mais avec ses collègues Evêques et leurs décisions deviennent exécutoires sans égard aucun aux coutumes particulières. Devenu une autorité impersonnelle, l’Evêque pouvait être déplacé, transféré. Partant, il appliquerait facilement les décisions conciliaires et synodales étant donné qu’elles se prenaient collégialement.
 
La nécessité pressentie par l’Eglise de négocier avec l’Empire Romain accéléra considérablement le progrès d’un pouvoir ecclésiastique universel de la papauté. Ce qui au IIème siècle se limitait au pouvoir doctrinal va s’affirmer dans le gouvernement de l’Eglise. Les pressions multiformes contraignirent les Pontifes Romains à revendiquer leur primauté. C’est dans ce contexte que le Pape DAMASE commencera à parler de Rome comme du ‘Siège Apostolique’. Il poussa cette conception de choses tellement loin qu’il finit par appeler les Evêques ses ‘fils’ au lieu de ‘frères’ traditionnel. Léon le Grand exploitera cette suprématie juridique et dirigera l’Eglise.
 
3. L’EPOQUE CAROLINGIENNE
 
Avec Léon le Grand, la Primauté Pontificale a atteint une certaine apogée. Le système et les structures de l’Eglise étaient basés sur le régime impérial. Or, pendant le pontificat de Léon, le régime impérial occidental s’écroula suite aux invasions barbares. L’Eglise réussit à survivre grâce au mouvement laïc considérablement adopté. D’où le monarchisme qui sera institutionnalisé par le Concile de Calcédoine en 451. Les moines y jouèrent un rôle déterminant.
Les rois et les empereurs, tout en protégeant l’Eglise, ne furent pas moins soucieux de la mettre sous leur tutelle. Le cas le plus frappant est celui de charlemagne qui oeuvra énergiquement pour la christianisation. Le spirituel et le temporel étaient si imbriqués à cette époque que les Evêques agissaient davantage en officiers de l’Etat qu’en ecclésiastique. La confusion créée par l’implication quasi totale du clergé dans le temporel, par la privatisation des Evêchés et des Eglises monastiques eut des conséquences désastreuses sur le pouvoir des Evêques diocésains, voir sur les Papes qui ont régné de 896 à 1048.
 
4. LA REFORME GREGORIENNE
 
L’Eglise va connaître une nouvelle ère avec le programme d’affranchissement lancé par le Pape Grégoire VII. Aidé par l’Empereur Henri III, l’Eglise se libère du pouvoir laïc et rétablit l’élection des Evêques non plus par clercs et laïcs mais par les chapitres cathédraux des Chanoines.
Le point caractéristique de cette période reste l’absolutisation du pouvoir pontifical dans l’Eglise universelle et celui de l’Evêque dans l’Eglise particulière. Pendant le XIIIème siècle, la confirmation des Evêques élus sera substituée petit à petit par une désignation directe.
Il revenait au seul Pontife Romain de transférer, déposer ou réintégrer les Evêques, légiférer pour l’Eglise tout entière, diviser, réunir ou ériger les diocèses, etc. L’Evêque, lui, devenait plus juge que pasteur du diocèse. Il y a lieu de noter aussi l’influence du monde universitaire pendant cette période. Vers 1281, Alexandre de ROES reconnut ce fait : « Par ces trois (…) à savoir le sacerdoce, l’empire et l’université, la sainte Eglise Catholique est soutenue, agrandie et régie, comme par trois vertus. »
Il a fallu une instance pour régler le grand schisme d’Occident entretenu par les dirigeants d’une Eglise quasiment étatique du type monolithique. Par le décret ‘Hace sanctor’, du Concile de Constance, les pères conciliaires déclarent que le Concile tient immédiatement son autorité de Dieu et le Pape lui devait obéissance ; tandis que ‘Frequens’ obligeait le Pape à convoquer des Conciles à intervalles déterminés.
 
5. LE CONCILE DE TRENTE
 
Le succès du Concile de Constance n’a pas pu épargner l’Eglise d’un nouveau schisme. Les Réformateurs avaient sombré dans un processus irréversible de scissiparité. Le principe de ‘Sola scriptura’ entraîna des conséquences dangereuses pour l’unité dans l’Eglise. Le Prince séculier d’une région donnée devient le maître de l’Eglise pour ladite région. La nécessité pour les Catholiques de serrer les rangs et de parler un seul langage durant les siècles qui suivirent Trente affermit considérablement la centralisation du pouvoir. Les Évêques qui avaient vu renforcé leur pouvoir au sein de leurs diocèses après la réforme se verront dépouillés au profit d’une oligarchie cardinalice gouvernant collégialement avec le Pontife romain en complicité avec les Nonciatures Apostoliques.
 
6. DE VATICAN I A VATICAN II
 
Devant cette centralisation de pouvoir doublée d’une bureaucratisation, un combat sans merci opposa deux grands courants du monde ecclésiastique : les Ultramontains et les Gallicans. Cette lutte s’était déroulée sur un double front : théologique et canonique. Les Ultramontains mettaient l’accent sur les prérogatives pontificales, à savoir sa primauté de juridiction sur l’ensemble de l’Église et son infaillibilité personnelle. Les Gallicans, eux, insistaient sur l’aspect collégial. Ils enseignaient qu’une décision pontificale ne peut être contraignante sans l’assentiment au moins tacite de l’épiscopat. Les Gallicans revendiquaient aussi pour les Églises nationales une grande autonomie.
Au plan politico ecclésiastique, la question de dépendance entre le pouvoir civil et l’autorité ecclésiastique s’est posée. Pour les Ultramontains, l’Église est totalement indépendante de l’État pour tout ce qui touche aux nominations épiscopales, à l’enseignement religieux, aux biens ecclésiastiques, etc. Le pouvoir civil dépend, au moins indirectement, de l’Église spécialement en ce qui concerne des questions mixtes intéressant les deux pouvoirs.
Les Gallicans soutiennent le contraire. Pour eux, au nom du droit divin des rois, le pouvoir civil est indépendant et l’Église elle-même dépend de l’État pour tout ce qui ne relève pas du pouvoir spirituel, y compris les manifestations extérieures de la vie religieuse. Ce régalisme fut, au XVIIIème siècle finissant, un trait particulier de l’Autriche et de l’Italie, avec la légalisation joséphiste, et de la France, avec les articles organiques, ajoutées unilatéralement au concordat de 1801. Le XIXème siècle verra ces prétentions reprises par les libéraux au nom de l’autonomie du temporel.
Durant la première moitié du XIXème siècle, la quasi-unanimité s’était faite dans le clergé contre le Gallicanisme politico ecclésiastique. Partout, les Évêques avaient revendiqué de plus en plus hautement, contre le régalisme, les droits et libertés de l’Église. Ils s’appuyaient souvent sur le Pontife romain contre les pouvoirs locaux. Cette procédure était favorable au progrès de l’hégémonie romaine, bien qu’il subsistait encore un peu partout, surtout en France et dans les pays germaniques, des milieux restés jusque-là attachés aux anciennes conceptions.
 
L’Eglise de Rome laissa mûrir la question non sans favoriser officiellement les Ultramontains. Cette maturation de la question était due, nous semble-t-il, à la peur qui habitait Rome de heurter de front des Gouvernements principalement hostiles aux interventions exagérées du Siège Apostolique dans la vie des Églises nationales.
Vers le milieu du siècle, on estima que les choses étaient suffisamment mûres pour pouvoir sortir de cette réserve. Il était d’autant plus opportun de le faire que l’accentuation de la centralisation pontificale constituerait le meilleur moyen de grouper autour d’un centre d’impulsion unique toutes les énergies catholiques contre la montée du libéralisme antichrétien.
 
Une action systématique en ce sens fut dès lors entreprise sur tous les fronts : mise à l’index d’ouvrages de tendance gallicane, accentuation dans l’enseignement des thèses portant sur les prérogatives pontificales et parfois d’un point de vue théocratique proche de la conception monarchique médiévale etc. On insistait pour que les Évêques multiplient leurs contacts avec Rome. Il eut des interventions très fréquentes des Nonces dans la vie des Églises nationales. Par de telles actions, on encourageait les prêtres qui défendaient les idées romaines en dépit des réticences de leurs Évêques. Ces efforts furent fournis en vue de renforcer l’influence de Rome dans le choix des Évêques.
 
L’Eglise d’Occident fera favorablement écho de l’Ultramontanisme qui rencontra d’ailleurs généralement l’assentiment du clergé, des fidèles et de beaucoup d’Évêques. Ces Evêques, étaient-ils convaincus ? Il est seulement évident qu’ils avaient avantage, sur le plan pastoral, à s’appuyer sur le Souverain Pontife. Deux raisons les motivaient : la fragilité des Églises particulières face aux pressions gouvernementales ; la tendance du monde à s’ouvrir de plus en plus aux questions supranationales.
 
La pression exercée par Pie IX et les Dicastères romains fut tellement forte que l’on pensait, vers les années 1860, au dépassement définitif du gallicanisme et toutes ses séquelles. Néanmoins, comme il arrive souvent, il y eut des extrémistes ultramontains qui déifiaient le Souverain Pontife. Beaucoup de zélés avaient placé leur idéal dans un caporalisme centralisateur, présentant le Pontife Romain comme un potentat et prétendant imposer partout, jusque dans les détails, l’imitation conforme des usages romains.
 
Ainsi, le Concile Vatican I est présenté comme une occasion propice pour fixer cette donnée du pouvoir pontifical et épiscopal. Le principe de la centralisation à outrance culmina dans la déclaration conciliaire de 1870 où l’on enseigne le pouvoir épiscopal de l’Evêque de Rome, non seulement sur son diocèse, mais aussi sur l’Eglise tout entière. Si le dogme de l’infaillibilité a connu une très bonne circonscription faisant suite aux débats véritablement mus par l’Esprit du Seigneur, le contexte de précipitation dans lequel se sont trouvés les Pères conciliaires n’a donné aucune garantie d’une assistance semblable quant à la circonscription de la primauté pontificale. Le contexte historique de troubles, de révolutions et de dépouillement du pouvoir temporel du Pape par les princes séculiers jus! tifiait aussi en quelque sorte une telle centralisation dans le gouvernement interne de l’Eglise. Le Codex Iuris Canonici de 1917, expression juridique de Vatican I au moins en la matière, présente une Eglise de structures fondamentalement monarchiques. L’Evêque est considéré comme un vicaire du Pontife Romain et son pouvoir de juridiction est limité à son diocèse. Seul le Pape est pourvu du pouvoir divin et toutes les autres instances ne font qu’y participer par délégation.
 
7. VATICAN II
 
Le 25 janvier 1959, à partir de la Basilique St Paul hors le mur, le Bienheureux Jean XXIII, mû sûrement par l’Esprit du Seigneur, convoqua le Saint Concile Vatican II. Une nouvelle ecclésiologie y verra le jour. En effet, ce saint Concile va opérer un tournant décisif qui remet l’Eglise à ses divines fondations. Il n’a été convoqué contre personne et a eu l’avantage de remettre à jour presque tous les aspects essentiels de la vie et de l’activité pastorale de l’Eglise. Les seize documents qui y ont été produits en témoignent efficacement. Je m’en vais les citer simplement : 1. La constitution dogmatique sur l’Eglise, Lumen Gentium, (avec son enseignement sur la communion qui doit caractériser le Peuple de Dieu) ; 2. La constitution dogmatiq! ue sur la Révélation Divine, Dei Verbum, (avec son affirmation radicale et définitive sur Jésus Christ comme dernier et parfait révélateur de Dieu au monde tant visible qu’invisible, monde du reste, que son Père éternel a créé par lui et pour lui, monde confisqué par l’éternel ennemi de Dieu et que lui, le Christ, est venu libérer et sauver définitivement) ; 3. La constitution sur la sainte liturgie, Sacrosanctum Concilium ; 4. La constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde de ce temps, Gaudium et Spes ; 5. Le Décret sur la charge pastorale des Evêques dans l’Eglise, Christus Dominus ; 6. Le Décret sur l’apostolat des laïcs, Actuositatem Apostolicam ; 7. Le Décret sur le ministère et la vie des prêtres, Prebiterorum Ordinis ; 8. Le Décret sur la formatio n des prêtres, Optatam Totius ; 9. Le Décret sur la réforme de la vie consacrée, Perfectae Caritatis ; 10. Le Décret sur les églises orientales, Orientalium Ecclesiarum ; 11. Le Décret sur l’œcuménisme, Unitatis Redintegratio ; 12. Le Décret sur l’activité missionnaire de l’Eglise, Ad Gentes ; 13. Le Décret sur les moyens de communication sociale, Inter Mirifica ; 14. La Déclaration sur la liberté religieuse, Humanae Dignitatis ; 15. La Déclaration sur l’éducation chrétienne, Gravissimum Educationis ; 16. La Déclaration sur l’Eglise et les religions non chrétiennes, Nostra Aetate.!
 
Du point de vue de l’appréhension du pouvoir dans l’Eglise, il y a lieu de considérer la chose sous deux angles : intérieur (collégialité) et extérieur (œcuménisme).
 
B. LA COLLEGIALITE EPISCOPALE
 
Contrairement aux allégations erronées de l’auteur, il faut noter que le caractère collégial de l’institution apostolique est dans la Sainte Écriture. Les Apôtres ont été appelés individuellement, mais c’est en corps qu’ils ont été revêtus de leurs fonctions. Certains ont été distingués par le Seigneur, Pierre surtout, comme fondement de l’unité, mais c’est ensemble que le Christ les a envoyés, ensemble qu’ils ont été faits témoins, ensemble qu’ils ont reçu les pouvoirs de gouverner l’Eglise. De même c’est ensemble qu’ils ont été investis de leur mission ; à l’instant du départ du Seigneur, c’est ensemble qu’ils ont attendu la venue du Saint Esprit ; c’est ensemble qu’ils ont préparé le retour du Christ. Ainsi donc, la collégialité de l’épiscopat est inscrite dans les paroles et les ! gestes de Jésus Christ. Cette collégialité a effectivement sa racine et son principe dans la relation trinitaire : Père, Fils et Esprit. Un seul Dieu en trois personnes distinctes et divinement unies, jouant chacune son rôle. C’est ce que nous proclamons chaque jour dans la sainte liturgie. Ainsi, la grâce de Jésus Christ Notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint ne s’opposent pas. Au contraire ils sont toujours avec nous. D’une manière semblable, la Primauté pontificale et la Collégialité épiscopale sont au service de l’Eglise pour la réalisation de sa triple mission prophétique, royale et sacerdotale. C’est la mission que le Divin Fondateur de l’Eglise confia à ses Apôtres.
Pour continuer leur mission, les Apôtres eurent soin, non seulement de s’adjoindre des collaborateurs, mais aussi de laisser comme par testament à ces collaborateurs immédiats la charge de compléter et de consolider cette mission en veillant sur tout le bercail du Seigneur. Ils prirent toutes les dispositions pour qu’après leur mort d’autres hommes éprouvés leur succèdent. Ces dispositions ont été de stricte application dans l’Eglise selon le témoignage des Pères de l’Eglise (Clément de Rome, Ad cor. 44, 2 ; Tertullien, Praeser Haer. 32).
 
« Allez ! De toutes les nations faites des disciples, en les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, en leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé. Moi, voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps », disait le divin Fondateur de l’Eglise à ses Apôtres. Or ceux-ci sont morts. Et les nations à évangéliser sont encore aujourd’hui plus nombreuses qu’hier. La fin des temps n’est pas encore là ; donc le Christ est toujours là avec les Apôtres dans leurs successeurs. C’est donc par disposition du Seigneur et avec la puissance de l’Esprit Saint que les Evêques succèdent aux Apôtres dans le ministère d’enseigner, de sanctifier et de paître le troupeau de Dieu confié à leurs soins. C’est pour cela que la doctrine catholique confi! rmée par la tradition les appelle episcopoi i.e. guetteurs, ou encore ces fidèles intendants que le Maître, au retour, trouvera entrain de s’occuper des serviteurs dont ils ont reçu la charge. Voilà l’enseignement du saint Concile Vatican II. Voilà le recours aux sources que les nostalgiques comme ceux de l’école de Mgr Lefebvre supportent difficilement lorsqu’ils accusent le Concile et les Papes post-conciliaires d’avoir prôné la Collégialité dans le gouvernement ecclésiastique. Dans l’exercice de sa charge de Pasteur Suprême de l’Eglise, le Pontife romain est toujours en lien de communion avec les autres Évêques ainsi qu’avec l’Eglise tout entière.
 
Comme on a pu s’en rendre compte, les formes structurelles concrètes par lesquelles s’exerce le pouvoir de gouvernement pontifical et épiscopal, inaliénable et indispensable pour l’Eglise, comportent une grande relativité historique que l’auteur n’a pas comprise par mauvaise foi ou par ignorance. L’accent est mis sur telle ou telle autre forme de gouvernement à une époque déterminée selon les besoins de l’Eglise, toujours en marche vers sa perfection.
 
C. L’OECUMENISME
 
La prière dite sacerdotale du Seigneur est claire en ce qui concerne l’unité de ses disciples : « Ut unum sint. » (Pour qu’ils soient un). Ainsi s’intitule l’Encyclique de Jean Paul II sur l’œcuménisme. Son appel à la conversion y est clairement lancé en direction de tous ceux qui déclarent confesser le nom du Crucifié que Paul déclare être Ressuscité. Il y exerce sa mission de Pasteur Universel. Le lecteur attentif se rend vite compte que ce document demeure l’unique document pontifical de ce rang sous Jean Paul II qui n’a pas de destinateur précis. La raison en est simple. Son enseignement est destiné à tous les baptisés. C’est par l’unité et non par l’unicité que le monde verra que nous sommes des disciples du Christ (Jean 17). L’uni! té doit être entendue ici comme communion ; et l’idéal serait de recourir au modèle des temps apostoliques. Comme Dieu est Un et Trine, son Eglise est une dans sa fondation et multiple dans sa tradition. C’est effectivement cette multiplicité/multitude de traditions particulièrement liturgiques et culturelles, même concernant le gouvernement ecclésiastique, que les néo-ultramontains de l’école de l’Auteur ne peuvent ou ne veulent pas comprendre. Pierre et ses successeurs, eux, ont été établis sacrement de l’unité de l’Eglise et c’est un devoir primordial pour le Pape que d’appeler à l’unité. Jésus se chargera de l’unicité si sa divine volonté la trouve nécessaire. Pierre n’a qu’à faire son devoir et ne pas être anxieux du sort que le Seigneur réserve à ces autres « disciples » qui nous suivent derrière (Jean 21, 18).
 
Vous comprenez dès lors le caractère trop prétentieux d’une affirmation comme celle-ci : « Mgr Lefebvre disait : ‘Quand je comparaîtrai devant Dieu, je ne tiens pas à ce que Notre-Seigneur me dise : ‘ Tu as travaillé à la destruction de mon Église en ne réagissant pas aux erreurs monstrueuses de la liberté religieuse, de la collégialité et de l’œcuménisme.’" Le pape, lui, en revanche, craint que Notre-Seigneur lui reproche de ne pas avoir travaillé suffisamment à l'unité des chrétiens. On voit ici l'opposition radicale entre la pensée du pape actuel et celle qui a été exprimée par tous les papes qui ont précédé le Concile et que rappelait Mgr Lefebvre. »
 
De quels Papes s’agit-ils ? De trois que l’Auteur a cités ? Pourquoi dire tous les Papes et pourquoi volontairement ignorer le contexte de leurs propos ? Faudra-t-il vraiment interdire tous ceux qui ‘chassent des mauvais esprits au nom du Seigneur’ parce qu’ils ne nous suivent pas ? Pourquoi condamner le Vicaire du Christ alors qu’il ne fait qu’imiter son Maître ?
Non. Nous n’avons pas à craindre de suivre le Successeur de Pierre là où il va comme si nous n’avions pas l’assurance que le Seigneur a prié pour lui afin que sa foi ne défaille pas (Luc 22, 32). Renie-t-il le Nazaréen ? soyons avec lui car au troisième reniement nous sommes rassurés de rencontrer le regard interpellant du Serviteur souffrant et Pierre nous apprendra à pleurer nos infidélités dans l’Alliance éternelle scellée par le sang de l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde. Même si nous prétendons être plus rapide que le Pape dans notre course d’ensemble vers la sacrée tombe de Jésus, ne perdons pas de vue que c’est le courage de Pierre, entrant le premier dans la tombe, qui permettra à Jean d’entrer à son tour, de voir et de croire. Quant au témoignage apostolique, nous sa! vons que son socle n’est, ni l’apparition aux saintes femmes- du reste premières messagères-, ni le tombeau vide, ni la foi du disciple que Jésus aimait, ni même le témoignage des disciples d’Emmaüs, mais c’est l’apparition à Simon Pierre : «Le Seigneur est vraiment ressuscité, il est apparu à Simon. » (Luc 24, 34) Quand bien même le pêcheur d’hommes déciderait de rentrer à la pêche de poissons, allons nous aussi avec lui, sûrs de la pêche miraculeuse que nous opérerons grâce aux instructions du Crucifié Ressuscité qui nous y attend, ayant déjà préparé un grand petit déjeuner pour nous. C’est à cette occasion même que Jésus Christ, Dieu le Fils Sauveur, ce Poisson (IKTOS en grec) grillé pour nous, établira Pierre pasteur de tout son troupeau qu’est l’Eglise. (Jean 21, 1-17)
 
Qu’y a t-il de surprenant si aujourd’hui, pour faire entrer plus de monde au Royaume de Dieu, Simon Pierre utilise les clés reçues du Seigneur pour ouvrir la porte aux pécheurs (Mtt.16, 18) ? Sacrement d’unité pour tous les fidèles du Christ, le Pape jouit du droit de se débarrasser de tout ce qui, quoique important mais non nécessaire, obstruerait l’unité de l’Eglise. Jésus ne l’a pas chargé de convertir les gens. Lui-même ne l’a pas fait. Jésus l’a chargé d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut en Lui et d’imprimer d’un sceau indélébile tous ceux qui accueillent ce message, de veiller sur leur foi parce que l’éternel ennemi de Dieu réclame de les broyer comme du froment. Jésus l’a chargé de les paître comme un bon berger paît ses brebis (Jean 21, 16-18).
Le texte de M. l’Abbé invite Pierre à reprendre la baïonnette que le Christ, Prince de la paix, avait définitivement ordonné de remettre dans l’étui; il refuse à Pierre de recourir aux occupants de l’autre barque pour ramener au rivage tous les poissons miraculeusement pêchés des eaux troublantes, profondes, des abîmes (Luc 5, 7); Il est scandalisé par le fait que le prince des Apôtres pleure ses reniements historiques devant le regard interpellant du Maître ou parce qu’il se jette aux pieds du Seigneur en reconnaissant qu’il est un grand pécheur. Jusqu’à la fin des temps l’Eglise demeurera un mystère. Elle est Peuple de Dieu trois fois Saint sur la terre des hommes mille fois pécheurs. Heureusement que le Seigneur ne regarde pas nos péchés mais la foi de son Eglise. L’enseignement exclusivist! e du Syllabus est à replacer dans le contexte conflictuel de son émergence. Une Eglise menacée aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur devait se défendre. L’enseignement de Vatican II est à placer, lui, dans le contexte d’une Eglise Mère et Maîtresse cherchant à ramener sous ses ailles tous ses enfants dont la séparation continue à la faire souffrir. Elle y va par œcuménisme et conversion avec des communautés chrétiennes non catholiques, et par dialogue et annonce de l’Évangile avec les religions non chrétiennes. Cette marche vers l’unité peut se faire même au prix de l’abandon de certains privilèges historiquement relatifs dont jouit le Pape. Le père prodige n’avait-il pas couru à la rencontre du fils prodigue ? N’était-il pas sorti de la sale de festin pour aller implorer le fils aîné qui refusait de joindre la famille en fête ? Historiquement l’on sait que le Pape Grégoire XII (1406-1415) avait démissionné pour favoriser l’élection d’un autre successeur lo! rs du Schisme d’Orient.
 
D. L’EGLISE DU CHRIST EST UNE, SAINTE, CATHOLIQUE ET APOSTOLIQUE
 
Le saint Concile Vatican II a été et sera toujours regardé comme une occasion favorable que la Trinité Sainte a accordée à l’Eglise de notre temps. Le Concile nous enseigne que le Royaume de Dieu se réalise par l’action de l’Esprit Saint dans et par l’Eglise. Nous assistons à un véritable mouvement du dedans vers le dehors, du mystère intérieur vers l’institution visible. Le mystère de l’Eglise sainte se manifeste en sa fondation. En effet, le Seigneur Jésus donna naissance à son Eglise en prêchant l’heureuse nouvelle, l’avènement du règne de Dieu promis dans les Ecritures depuis des siècles : « Que les temps sont accomplis et que le royaume de Dieu est là » (Marc 1, 15).
 
L’Eglise est le Royaume de Dieu parmi nous, elle en est la forme visible. Toute son organisation, toute sa vie, ne pourront être autre chose que la proclamation, la manifestation de ce Royaume. C’est la foi reçue des Apôtre qu’elle propage et elle doit couvrir l’humanité tout entière. Essayer de comprendre l’Eglise en dehors de ce contexte, serait présenter une image inexacte de ce qu’elle est. Ce serait vouloir réduire le concept d’Eglise à un niveau purement humain sans tenir compte de la réalité profonde qu’il implique : le surnaturel. L’Eglise c’est l’ensemble des êtres humains qui sont incorporés au corps du Christ par le baptême. Cette communauté ne se réduit pas aux structures visibles et historiques de l’Eglise Catholique quoique réellement elle subsiste en elle. C’est en tant que stru! cture visible que des communautés chrétiennes non catholiques peuvent adéquatement être appelées églises sœurs. Toutefois, dans sa fondation l’Eglise du Christ est Une, Sainte, Catholique (Universelle) et Apostolique.
 
Il apparaît vain de parler de l’Eglise, de sa structure, de son activité sans avoir constamment en vue sa finalité : l’accomplissement, la réalisation du Royaume de Dieu ou simplement le salut des âmes. Cette réalisation ne procède pas par la férule ou par les condamnations, mais par le dialogue. Celui-ci prend diverses formes, et l’une d’elles, adaptée à notre temps se trouve être l’OECUMENISME. Par sa nature, l’Eglise est porteuse d’une réalité profonde située à un autre niveau que l’humain. Il est capital d’avoir ces divers éléments à l’esprit lorsqu’on veut parler de l’Eglise. Lorsqu’un prêtre vivant en France, et dans un séminaire, condamne et rejette l’œcuménisme, le dialogue interreligieux et la juste liberté religieuse, on peut trouver logique! et cohérente son argumentation. Mais, quand on vit dans des pays religieusement mixtes ou vous rencontrez par exemple 70% de mariages inter professionnels (mixtes), ou encore dans les pays de mission où les villages sont protestants ou catholiques selon le pasteur qui passe par là, vous vous rendez vite compte que par fois la logique de la Vie est différente de la logique de la Logique.
 
Le saint Concile Vatican II insiste aussi sur l’aspect communionnelle de l’Eglise, image fréquente dans le Nouveau Testament, où l’Eglise est présentée comme la vigne, le corps. Tous y ont une place, nul n’en est exclu et il importe grandement de le percevoir, d’en vivre, si réellement l’Eglise veut avoir un sens pour chacun. De plus il conviendra de bien comprendre cette dimension pour saisir ses diverses structures. Si réellement il y a place pour tous, il faudra nécessairement admettre que tous pourront s’y exprimer, s’y dire, y vivre ce qu’ils sont. Il est à noter que, selon la doctrine catholique, sont en pleine communion avec l’Eglise Catholique ici sur terre ceux qui lui sont liés par la profession de foi, par les sacrements et par le gouvernement ecclésiastique. Les églises orthodoxes ! ont brisé le lien du gouvernement avec l’Eglise Catholique mais elles conservent ceux de la profession de foi et des sacrements. Tandis que les églises dites catholiques orientales sont celles qui, après une longue séparation pour les mêmes raisons, ont recouvré la pleine communion avec la maison mère tout en gardant leurs légitimes traditions. Elles constituent ce que j’ai coutume d’appeler le poumon oriental de l’Eglise.
 
Mystère de croissance toujours en tension eschatologique, l’Eglise se renouvelle et interprète les signe de temps ayant toujours à l’esprit le salut des âmes comme loi ultime et la foi, la charité et l’espérance comme socle.
 
POUR (NE PAS) CONCLURE
 
Vous aurez remarqué que je me suis essentiellement basé sur les saintes Écritures, sur l’histoire et sur la culture catholique pour fonder mon argumentation. Je n’ai pas voulu citer des textes des conciles et des papes pour ne pas rendre indigeste mon exposé. Je vous invite à lire les documents conciliaires pour vous rendre effectivement compte de la richesses des l’enseignements de ce concile pastoral.
 
Que retenir en guise de conclusion ?
Nous retiendrons que l’Eglise de Jésus Christ est une, sainte, catholique et apostolique. Le saint Concile Vatican II n’a pas changé un seul article de notre credo. Il n’a pas change les cinq grands préceptes en rapport avec notre vie liturgique. Il a même insisté sur la primauté de la vie spirituelle et sur la liturgie comme étant la principale activité par laquelle l’Eglise exerce sa fonction de sanctification. Les laïcs sont ainsi encouragés à exercer leur sacerdoce royal par une participation active à sainte liturgie sous la présidence du ministre ordonné oeuvrant in persona Christi. Quant à ce qui concerne l’unité de la Famille de Dieu, le Pape a non seulement le droit mais aussi le devoir de travailler à l’unité de tous les fidèles du Christ. La! collégialité épiscopale et l’unité des fidèles, comme la primauté pontificale, ont été voulues par le divin Fondateur de l’Eglise lui-même. L’ecclésiologie du saint Concile Vatican II est une remise à jour de l’Eglise en faveur d’elle-même. L’œcuménisme profite à cette Eglise du Christ voulue une dès sa fondation : ‘Tu es Petrus, et in hanc petram aedificabo Ecclesiam meam’, Magister dixit. Matthieu 16,18
 
Nous ne pouvons pas ignorer qu’il existe certains passages obscurs dans certaines déclarations conciliaires que les mauvaises gens déplacent du contexte général et utilisent pour servir leurs indifférentismes religieux. Des ennemis de l’extérieur tout comme ceux de l’intérieur en profitent pour attaquer l’Eglise, son Concile et ses Papes. Il existe aussi des amis de l’Eglise dont la science n’égale pas le zèle, et qui ont fourni, sans le vouloir, des armes à leurs ennemis, en se livrant, au non de l’œcuménisme ou de la liberté religieuse, à l’adultère liturgique et à la prostitution spirituelle. Telle n’a pas été l’intention de Vatican II. L’indolence spirituelle ne profite pas à notre foi.
A toutes et à tous, Joyeuses festivités pascales !